– 1 – Question de qualité
[Sourate 11 – Verset 1]
« C’est un Livre dont les versets sont parfaits en style et en sens, émanant d’un Sage, parfaitement Connaisseur. »
◯ Pourquoi un livre qui se déclare lui-même parfait suscite-t-il autant de divisions, de divergences d’interprétation et de conflits de compréhension parmi ceux qui s’y réfèrent ?
◯ Comment expliquer qu’un texte présenté comme irréprochable et universel nécessite une telle profusion de commentaires, d’exégèses, d’écoles juridiques et de lectures contradictoires ?
◯ Enfin, comment un texte supposé parfait dans son fond et dans sa forme peut-il être à l’origine de tant d’oppositions doctrinales, théologiques et parfois violentes ?
– 2 – Question intraitable du libre arbitre
[Sourate 14 – Verset 4]
« Allah égare qui Il veut et guide qui Il veut. »
◯ Si la guidance ou l’égarement relèvent exclusivement de la volonté divine, quel sens y a-t-il à vouloir convertir autrui — ou même à se convertir soi-même ?
◯ La responsabilité morale individuelle a-t-elle encore une signification si le destin spirituel de chacun est décidé à l’avance par Allah ?
– 3 – Question primaire
Le premier mot du premier verset de la première sourate révélée est généralement traduit par l’impératif : « Lis ! »*
Or, selon la tradition islamique elle-même, le prophète de l’islam ne savait ni lire ni écrire. Le Coran le qualifie explicitement d’« illettré » dans les versets 157 et 158 de la sourate 7. Aujourd’hui encore, des millions de musulmans à travers le monde demeurent analphabètes.
◯ Comment expliquer ce commandement inaugural adressé à un prophète déclaré illettré ?
◯ Comment comprendre cette injonction à la lecture dans un contexte où ni le messager, ni une large partie de ses contemporains, ni même une part importante de croyants actuels ne maîtrisent la lecture ?
◯ S’agit-il d’un sens littéral, symbolique ou théologique, et si tel est le cas, pourquoi cette ambiguïté dès l’ouverture du message coranique ?
*Sans ambiguïté le mot livre est utilisé 278 fois dans le coran !
– 4 – Question de définition
Une secte peut être caractérisée par un ensemble de critères récurrents, parmi lesquels :
– Elle attire ses adeptes par une promesse spirituelle, divine ou salvatrice qui dépasse la condition humaine ordinaire.
– Elle repose sur l’existence d’une autorité individuelle et/ou organisationnelle exerçant un pouvoir absolu.
– Elle conduit à l’affaiblissement de l’esprit critique et de l’autonomie individuelle.
– Elle impose des exigences financières et/ou des tâches contraignantes.
– Elle soumet ses membres à des pressions psychologiques et à des dynamiques de groupe coercitives.
– Elle prescrit ou suggère fortement des contraintes vestimentaires, alimentaires et/ou corporelles.
– Elle promet des bénéfices ou des récompenses non mesurables, non vérifiables ou différées.
– Elle exige des engagements physiques et temporels stricts.
– Elle propose un parcours initiatique fondé sur une « science » propre, dont l’accès complet serait réservé à une élite jugée plus érudite ou plus pure.
◯ Au regard de ces critères communément admis, estimez-vous que la religion musulmane corresponde, totalement ou partiellement, à la définition d’une secte ?
◯ Si ce n’est pas le cas, quels critères précis permettraient de l’en distinguer clairement ?
– 5 – Question d’hérédité
Malgré ses souhaits et ses tentatives, Mahomet n’est jamais parvenu à avoir de fils survivants susceptibles d’assurer sa succession directe. Cette absence d’héritier désigné a contribué, dès les origines, à des divisions profondes au sein de la communauté musulmane.
◯ Comment expliquer que le prophète, présenté comme guidé et soutenu par Dieu, n’ait pu transmettre une succession claire et incontestable ?
◯ Allah aurait-il ignoré ou sous-estimé les conséquences politiques et religieuses de cette absence de filiation ?
◯ Pourquoi ces divisions fondatrices — notamment entre sunnites et chiites — n’ont-elles pas été anticipées ou évitées par un message censé être parfait, universel et intemporel ?
– 6 – Question énigmatique
Vingt-sept sourates du Coran s’ouvrent par une ou plusieurs lettres isolées de l’alphabet arabe (ḥurūf muqaṭṭaʿāt), dont la signification demeure inconnue. Aucun consensus n’existe quant à leur fonction ou leur sens exact.
Durant près de vingt années, Mahomet a pourtant transmis de nombreuses explications relatives aux révélations coraniques, lesquelles ont été consignées dans les hadiths.
◯ Comment expliquer que ces lettres énigmatiques, présentes dès l’ouverture de plusieurs sourates, n’aient fait l’objet d’aucune clarification explicite ?
◯ Pourquoi le prophète de l’islam n’a-t-il pas interrogé l’archange Gabriel à leur sujet, alors même que leur incompréhension persiste depuis quatorze siècles ?
◯ S’agit-il d’un message volontairement obscur, ou d’un élément dont le sens échappait déjà au messager lui-même ?
– 7 – Question de pitié à l’égard des prisonniers
[Sourate 8 – Verset 67]
« Il n’appartient pas à un prophète de faire des prisonniers avant d’avoir prévalu sur la terre. »
Au regard de ce verset, qui semble conditionner le sort des prisonniers à l’élimination préalable des ennemis qualifiés de « mécréants », une interrogation s’impose.
◯ Comment concilier cette injonction avec l’affirmation récurrente selon laquelle l’islam serait intrinsèquement une religion de paix et de miséricorde ?
◯ Dans quelle mesure ce type de prescription peut-il être interprété de façon compatible avec les principes modernes de droit humanitaire et de respect de la vie humaine ?
– 8 – Question d’hospitalité
L’Arabie saoudite figure parmi les pays les plus riches du monde, notamment grâce à l’exploitation de ses ressources pétrolières. Elle se présente par ailleurs comme l’un des États les plus emblématiques de l’islam contemporain.
◯ Pourquoi ce pays n’accueille-t-il pas ou n’aide t-il pas massivement les populations musulmanes réfugiées, fuyant la guerre, la famine ou l’effondrement économique, notamment en Afrique ou au Moyen-Orient ?
◯ Comment expliquer cet écart entre les principes de solidarité religieuse prescrits par le Coran et la réalité des politiques migratoires et humanitaires mises en œuvre par cet État islamique ?
◯ La fraternité entre croyants trouve-t-elle ici une limite politique, économique ou théologique ?
– 9 – Question de rédaction
Dans le Coran, Dieu est présenté comme tout-puissant, omniscient et maître de toute chose.
◯ Pourquoi n’a-t-il pas accordé à Mahomet la capacité de retranscrire lui-même le Coran par écrit ?
◯ Pourquoi avoir laissé la transmission du texte dépendre d’intermédiaires humains, de récitations orales, puis de compilations postérieures, sources potentielles d’erreurs, de divergences et de contestations sur l’origine et l’interprétation du message ?
◯ Cette modalité de transmission est-elle compatible avec l’exigence de clarté, d’universalité et d’intangibilité revendiquée par le texte coranique ?
– 10 – Question de vocabulaire
La langue arabe est régulièrement présentée comme particulièrement riche, précise et nuancée.
◯ Dès lors, comment expliquer que certaines traductions du Coran soulèvent des imprécisions factuelles notables ?
À titre d’exemple, le verset suivant affirme que Dieu commande aux abeilles ce qu’elles doivent consommer pour produire le miel :
[Sourate 16 – Verset 68]
« … mangez de toutes espèces de fruits… »
…Or, les abeilles ne se nourrissent pas de fruits, mais principalement de nectar, de pollen et de miellat.
◯ N’existe-t-il pas, en langue arabe, de termes plus précis pour désigner ces substances ?
◯ S’agit-il d’une approximation linguistique, d’une métaphore, ou d’une méconnaissance des réalités biologiques de la part du texte ?
◯ Dans ce cas, comment concilier ces imprécisions avec l’affirmation selon laquelle le Coran serait exempt de toute erreur ?
– 11 – Question d’accueil
◯ Si aujourd’hui Jésus, Mahomet ou un nouveau prophète autoproclamé se présentait à la porte de la Basilique Saint-Pierre ou au pied de la Kaaba, quel accueil leur serait réservé ?
◯ Seraient-ils reconnus, écoutés, protégés… ou rejetés, voire persécutés, comme l’ont été de nombreux prédicateurs à travers l’histoire ?
◯ Plus largement, quel crédit accorder aujourd’hui à une personne affirmant, par exemple, que les fourmis parlent, ou qu’une vision de l’au-delà lui aurait révélé qu’il y aurait plus de femmes que d’hommes en enfer ?
◯ Pourquoi des affirmations jugées invraisemblables ou irrationnelles chez un individu contemporain seraient-elles considérées comme indiscutables lorsqu’elles sont attribuées à un personnage religieux ancien ?
– 12 – Question de dernière heure
Selon la doctrine islamique, l’accès au paradis est ouvert à ceux qui embrassent l’islam sincèrement, sauf si la mort survient de manière soudaine, sans laisser le temps à la conversion.
◯ Dès lors, une question se pose : Suffit-il de se convertir quelques heures, quelques minutes, voire quelques instants avant sa mort pour accéder au paradis, indépendamment de l’ensemble de sa vie antérieure ?
◯ Si tel est le cas, comment concilier cette logique avec les notions de justice morale, de responsabilité individuelle et de cohérence éthique ?
◯ À l’inverse, si une telle conversion tardive n’est pas suffisante, où se situe précisément la frontière, et sur quels critères objectifs repose-t-elle ?
– 13 – Question de pourcentage
L’islam accorde une valeur spirituelle à la mémorisation et à la récitation intégrale du Coran, parfois présentées comme source de récompense spécifique dans l’au-delà.
◯ Dans ce cadre, existe-t-il une hiérarchie mesurable ou progressive de la récompense ?
◯ Quel est, par exemple, le statut spirituel d’un croyant qui connaît 60 % du Coran par cœur par rapport à celui qui n’en maîtrise que 20 % ?
◯ Ces récompenses sont-elles proportionnelles à l’effort de mémorisation, à la compréhension du sens, ou à l’application morale des enseignements ?
◯ Si aucune gradation claire n’existe, quel est alors l’intérêt spirituel réel de la mémorisation partielle ou totale du texte ?
– 14 – Question du temps consacré
Un musulman pratiquant consacre quotidiennement un temps significatif aux cinq prières obligatoires, à la récitation et à l’apprentissage du Coran. Rapporté à une vie entière, cet engagement représente des dizaines de milliers d’heures.
◯ Ce temps consacré à la pratique religieuse ne constitue-t-il pas une contrainte majeure sur la liberté individuelle — liberté de pensée, d’action et de disponibilité ?
◯ Ne pourrait-il pas être investi autrement : au service de la famille, de la solidarité concrète, de la recherche scientifique, de l’engagement civique ou de la préservation de l’environnement ?
◯ Comment justifier qu’un Dieu juste et bienveillant privilégie des actes rituels répétés plutôt que des actions directement bénéfiques aux êtres humains et au monde vivant ?
– 15 – Question diabolique
Dans la théologie islamique, Shaytan (Iblis) se rebelle contre Dieu et devient l’ennemi de l’humanité. Pourtant, Allah est présenté comme tout-puissant, omniscient et maître absolu.
◯ Pourquoi Allah n’a-t-il ni empêché la rébellion de Shaytan, ni modifié son esprit, ni mis fin à son influence ?
◯ Pourquoi laisser une créature malveillante disposer d’un pouvoir durable de tentation et de nuisance sur les êtres humains ?
◯ Les forces du bien seraient-elles incapables de neutraliser définitivement le mal, ou cette présence du mal est-elle voulue et nécessaire au plan divin ?
◯ Dans ce cas, quelle part de responsabilité incombe réellement à l’être humain ?
– 16 – Question de largeur
[Sourate 57 – Verset 21]
« Hâtez-vous vers un pardon de votre Seigneur ainsi qu’un Paradis aussi large que le ciel et la terre… »
◯ Comment interpréter l’expression « aussi large que le ciel et la terre », alors que la Terre est une sphère et ne possède pas de largeur au sens géométrique du terme ?
◯ S’agit-il d’une image poétique, d’une métaphore ou d’une représentation cosmologique datée ?
◯ Si cette description est symbolique, pourquoi le texte est-il parfois présenté comme scientifiquement exact et intemporel ?
◯ À l’inverse, si elle est littérale, comment la concilier avec les connaissances astronomiques modernes ?
– 17 – Question nucléaire
Si Allah est le créateur de toute chose et connaît à l’avance l’ensemble des actions humaines, il savait nécessairement que l’homme inventerait des armes de destruction massive telles que la bombe nucléaire, les armes chimiques, etc.
◯ Pourquoi avoir permis l’émergence de capacités techniques capables d’anéantir l’humanité et le vivant à une échelle planétaire ?
◯ Cette possibilité relève-t-elle d’une liberté humaine totale, ou d’un dessein divin incluant la destruction massive comme éventualité acceptable ?
◯ Comment concilier cette permissivité avec l’image d’un Dieu miséricordieux, soucieux de la vie, de la justice et de la préservation de la création ?
– 18 – Question de latitude
Plus on se rapproche de l’équateur, plus les populations humaines présentent des peaux et des yeux foncés ; plus on se rapproche des pôles, plus les peaux et les yeux tendent à être clairs. Ces variations correspondent étroitement à l’exposition solaire, à la synthèse de la vitamine D et à l’adaptation biologique aux milieux.
◯ Cette répartition résulte-t-elle d’une volonté divine spécifique, ou d’un processus d’adaptation progressive dicté par les lois de la nature ?
◯ Si Dieu est l’auteur direct de ces différences, comment expliquer qu’elles répondent si précisément à des mécanismes biologiques connus et reproductibles ?
◯ À l’inverse, si ces variations relèvent de la nature, quel rôle reste-t-il à l’intervention divine dans la diversité humaine ?
– 19 – Question de virginité
[Sourate 44 – Versets 51 à 54]
« Nous leur donnerons pour épouses des houris aux grands yeux. »
Le Coran promet aux hommes vertueux et soumis des compagnes idéalisées dans l’au-delà. Selon certaines traditions et hadiths, les martyrs se verraient attribuer un nombre précis de vierges, souvent fixé à soixante-douze.
◯ Pourquoi ce chiffre précis — et non un autre ?
◯ Quelle est l’origine de ces êtres promis : ont-elles une existence propre ou sont-elles créées exclusivement comme récompense sexuelle ?
◯ Pourquoi cette promesse concerne-t-elle essentiellement les hommes ?
◯ Existe-t-il une récompense équivalente, explicitement formulée, pour les femmes vertueuses ou martyres — et si non, pourquoi ?
◯ Comment concilier ces représentations avec une conception spirituelle, égalitaire et désincarnée du paradis ?
– 20 – Question de pérennité
Contrairement au prophète, Aïcha, l’une des épouses de Mahomet, n’est pas décrite comme disposant de capacités mnésiques exceptionnelles.
Pourtant, plusieurs centaines de hadiths lui sont attribués, relatant avec précision des paroles, gestes et intentions du prophète.
◯ Comment expliquer une telle transmission orale, détaillée et fiable sur plusieurs décennies, sans support écrit systématique?
◯ Comment ces récits ont-ils pu être conservés, sélectionnés et compilés près de deux siècles après les faits, sans altération significative, dans un contexte de conflits politiques, religieux et doctrinaux ?
◯ Dans quelle mesure ces conditions permettent-elles d’accorder aux hadiths une valeur historique et normative équivalente à celle du Coran ?
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